Le deuil

Le mot « deuil » vient du latin « douleur ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Dire à une personne qu’il est temps qu’elle « fasse son deuil », est une façon très mal maladroite d’essayer de convaincre cette même personne d’arrêter d’avoir mal comme par magie ! Comme si on lui demandait un renoncement, un effacement instananée de sa douleur d’un coup de baguette. Difficile !

Le deuil, « c’est la perte d’une personne, d’un objet, d’une valeur ou d’un changement dans l’état de santé auxquels la personne est fortement attachée, provoque des réactions physiques, psychologiques , affectives, comportementales et sociales. » (EFC-MHD)

Elle englobe un bon nombre de situations mais respecte souvent les mêmes étapes :

Ces phases ont une durée variable qui peuvent aller de quelques heures à plusieurs années. L’ordre de ces différentes étapes peut également varier. On ne peut pas accélérer ni même sauter une étape.

Lorsqu’il s’agit d’un décès, il nous est plus facile de l’identifier et de comprendre que nous sommes bel et bien dans cette dynamique fluctuante. C’est plus délicat lorsque nous sommes confrontés à une séparation, une rupture affective. Et pourtant le schéma est similaire et il s’agit bien d’une phase de deuil. Notre inconscient lui ne s’y trompe jamais, il met en place immédiatement un mécanisme de défense pour se protéger de l’inacceptable comme le déni, l’isolement, ou l’agressivité, par exemple. Quelque soit le symptôme ou l’absence de symptôme, cela peut-être le lien qui nous permet de continuer à donner vie, inconsciemment, à l’objet du deuil. Un lien comme un attachement imaginaire qui perdure dans le temps. Même si l’absence fait souffrir, même si le vide s’installe et même si c’est inacceptable, cela reste une manière de continuer à faire vivre l’objet disparu.

Il n’existe aucun remède miracle, ni recette magique pour traverser cette période douloureuse et tout le monde n’aura pas les mêmes besoins. Chacun évoluera à son rythme dans cette courbe. L’important est d’arriver au bout de ce long processus intérieur sans encombre, si possible en ayant la possibilité de s’exprimer, auprès d’un proche ou d’un professionnel. Alors surtout, n’hésitez jamais à demander de l’aide.

Novembre : Passage à tabac pour la cigarette

Elle est fidèle, tenace, exigeante. Elle a pris une place prépondérante dans votre vie. Celle qui console, apaise, récompense. Elle appelle pour que vous ne l’oubliez pas. Elle est toujours présente quand vous en avez besoin. En son absence, elle vous manque terriblement. En cela, elle ne vous a jamais déçue.

Derrière cette belle amitié se cache le visage de la fourberie, de la tromperie et du mensonge et le pire c’est que vous le savez. Elle vous nuit insidieusement, parce qu’elle vous connaît, connaît vos faiblesses (mieux que vous), vos doutes et vos désespoirs. Elle s’insinue jusqu’à la plus infime partie de votre organisme, dans chacune de vos cellules. Et vous le savez. Et vous continuez, malgré vous, à l’accepter dans votre vie. Véritable épée de Damoclès, elle s’est attachée à vous et vous à elle, créant un lien impalpable plus solide que l’acier, qui lentement vous détruit de l’intérieur.

Vous l’avez compris je parle de la relation que vous entretenez avec la cigarette. Il y a très longtemps, lorsque vous avez fait sa connaissance, votre corps a essayé de vous prévenir. Depuis, inconsciemment, vous avez appris à fait taire les cris de votre corps pour qu’elle fasse partie intégrante de votre vie. Et toutes les campagnes de prévention n’y ont rien fait. Ce n’est pas parce que vous êtes faible mais parce qu’elle est sournoise, perfide et malhonnête. C’est en cela qu’elle est toxique et vous n’avez rien à vous reprocher. Elle est l’addiction personnifiée !

Son pouvoir d’attraction est tellement grand, qu’il vous oblige, vous contraint à la garder près de vous, en toutes circonstances. Elle répond directement à un besoin de votre inconscient, qui la considère comme une alliée. Il en a fait un automatisme pour répondre à un dysfonctionnement.

L’hypnose peut vous aider à couper ce lien définitivement. L’hypnose permet de faire tomber les masques en reprogrammant certains mécanismes de votre inconscient. Profitez de ce mois de novembre sans tabac pour vous débarrasser définitivement de cette amitié hypocrite et déloyale.

Coupable ou non coupable ?

La culpabilité, au même titre que la joie et la colère, est un sentiment profond partagé par tous. Il s’agit donc d’un sentiment tout à fait naturel, signe d’une bonne santé psychologique. Elle fait référence à des principes moraux que nous avons acquis dès notre plus tendre enfance. La petite voix de notre enfant intérieur qui se conforme à celle de l’adulte. Elle fait partie de notre construction.

C’est une expérience assez désagréable qui provoque des tensions, une honte ou une anxiété. Mais c’est avant tout un signal d’alarme, comme la température qui nous indique une infection. Elle nous permet de nous rendre compte que nous avons mal agi, ou transgressé nos propres valeurs. Elle attire notre attention sur un malaise intérieur, qui nous enseigne qu’il ne faut pas reproduire une telle situation. Dans ces circonstances, la culpabilité n’est donc pas un ennemi à combattre.

Pourtant, au quotidien, la culpabilité peut devenir un véritable handicap qui nous empêche d’avancer comme pour le souhaiterions. Créant des angoisses inutiles, des manières de se comporter qui conduisent parfois à l’échec, à des symptômes psychosomatiques ou à ce besoin de s’oublier pour penser d’abord aux autres.

Cette culpabilité s’installe parfois à mauvais escient. L’inconscient, qui travaille toujours dans la bienveillance, se perd devant des situations qui lui sont mal expliquées. Je prends l’exemple d’une personne victime d’une agression ou d’un traumatisme et qui, souvent, ressent, fortement, cette sensation de culpabilité. On entend alors notre critique intérieur réagir : « pourquoi n’ai-je pas réagi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour que ça m’arrive ? Je suis sûrement forcément fautif !… ».

Dans ces situations, nous devenons notre propre bourreau. L’acte malveillant que nous avons subi, s’efface, ou se place en second plan, devant notre culpabilité. Elle nous paralyse à nouveau.

C’est à ce moment qu’il est important de réécouter nos voix intérieures, de les confronter pour comprendre que, dans ces circonstances, il est bien utile de faire taire sa culpabilité pour s’accorder son propre pardon.

Silence ! Ca tourne…

Certains le redoute, d’autres le préfère, le silence est un droit. Il se partage, se questionne, il parle à celui qui sait l’écouter, il fait peur, il met mal à l’aise, il se savoure… il apaise.

Le silence n’est pas le synonyme du vide. C’est, d’ailleurs, très souvent le contraire. 10 000 pensées traversent l’esprit pendant un silence. Une communication non verbale peut s’installer, permettre un échange plus grand qu’en partageant quelques mots. On s’intéresse à plus de choses. On questionne des attitudes, des sensations, des compréhensions. L’observation, l’analyse y prennent toutes leurs places.

Nous avons tous appris à mettre des mots sur chaque chose, comme un réflexe. On s’oblige à remplir ce que l’on considère comme du néant par qu’il nous fait peur, « il cache forcément quelque chose ». Oui, le silence peut être dangereux, s’il est prolongé. Mais il peut aussi ne rien cacher d’essentiel. Notre imagination se met alors en ébullition. Et toutes formes de pensées interviennent, toutes formes de spéculations. Et l’angoisse s’installe. Cette peur sans objet. Cette peur de ne pas comprendre ce qui se cache là dessous.

Et pourtant nous avons tous besoin de ce calme, de cet isolement et de silence. Pour nous ressourcer, nous mettre en retrait du bruit, et de la colère, nous permettre de prendre du recul, d’apaiser les tensions. Parfois, il s’agit simplement de chercher les énergies positives à l’intérieur comme à l’extérieur en l’associant à la solitude. C’est une arme très efficace pour se recentrer, se comprendre et comprendre l’autre.

Alors prenons le temps de nous accorder un peu de silence, de l’autoriser autour de soi. Car, il est indispensable pour l’équilibre de chacun.

Les non-dits des secrets de famille

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Dans certaines familles, cette maxime s’applique et se perpétue. Parfois pour cacher l’insurmontable, des expériences douloureuses, humiliantes et/ou traumatisantes, parfois pour protéger ceux qu’on aime, parfois par peur du « qu’en dira-t-on ». La honte est inscrite, ancrée profondément et malgré tous les efforts pour dissimuler la vérité, elle surgit, elle s’insinue, elle s’infiltre et se transmet de générations en générations.

Ces secrets, qu’ils soient anodins ou considérables, provoquent des dégâts parfois irréversibles sur le bien-être et la construction de l’enfant. Les conséquences sont parfois fâcheuses. Ce qui est passé sous silence a des répercussions sur leurs vies. Les enfants absorbent, digèrent et analysent avec leurs propres compréhensions, sensations, émotions. Combien de parents se cachent derrière la volonté de protéger un enfant d’un secret de famille, parce qu’ils sont convaincus que leurs enfants ne sont pas en âge de le comprendre et « la vie continue ». Les parents n’imaginent pas combien, ces enfants s’approprient, à leurs manières, ce qui n’est pas dit. A leur insu, ils imaginent, construisent leurs propres réalités autour ce qu’ils comprennent de ce silence, préfèrent combler une lacune plutôt que de laisser de la place au vide. Ils finissent par s’empoisonner, créer des peurs et souffrir dans l’unique but de se protéger eux-même de ce non-dit.

Et pourtant l’inconscient est là… il observe, ressent, analyse et toutes ces suppositions, toutes ces interprétations construites sur le mensonge, occasionnent des dysfonctionnements et des désordres, parfois même des somatisations.

Il est nécessaire de parler, de raconter, d’expliquer à vos enfants, en les dégageant de toutes responsabilités, tout ce qui relève du secret de famille pour que le scénario ne se répète pas, pour qu’un enfant ne se sente pas trahi d’avoir été dupé, pour qu’il puisse se construire sur des bases saines. Pour cela, il ne faut pas tarder et choisir le bon moment, les bons mots, les bonnes images et ainsi lui permettre d’envisager son avenir avec sérénité.

Ces maux qui nous définissent…

Dans le langage courant, nous prenons souvent l’habitude de créer des raccourcis. Dans certains cas, sans s’en rendre compte, cela peut avoir des conséquences graves pour notre santé ou nos comportements. Ces expressions simplifiées finissent par nous définir et nous stigmatiser pour longtemps. Comme si nous étions associés à ces expressions, comme si elles étaient une partie de nous-même. Nous utilisons parfois des formules comme « je suis dépressif » ou « je suis insomniaque » ou bien encore « je suis angoissé »… et ces dysfonctionnements, comme dans ces quelques exemples donnés finissent par gouverner toute notre vie. J’entends trop souvent ces formulations pour m’en inquiéter et constater qu’au fil du temps, nous nous définissons avec ces troubles. Ils sont devenues tout ou partie de notre identité. Comme s’ils étaient incarnés, considérés comme des êtres doubles à l’intérieur de nous-même. Même si nous souffrons de ces dysfonctionnements ou de ces pathologies, il est dangereux, à moins de le souhaiter inconsciemment, de nous approprier ces entités. Il est suffisamment difficile de s’en débarrasser, inutile de s’infliger une double peine ! Nous souffrons de la dépression, nous avons des troubles du sommeil, nous avons des périodes d’angoisse. Et cette façon d’exprimer nos troubles nous permettent de nous en dissocier, nous en détacher. Il s’agit là de les reconsidérer comme extérieurs à nous-même, venant perturber le bon fonctionnement de ce que nous sommes. Et notre inconscient ne s’y trompera pas. Lui qui a l’habitude de parler le plus simplement de monde, de considérer le mot comme la chose et d’envisager l’image comme réelle, il finira par ne plus se définir par l’intermédiaire de ces troubles. Il pourra les considérer comme ce qui sont vraiment : des parasites venant polluer notre bon fonctionnement.

Alors soyons vigilants et prenons soin de nous en utilisant les bonnes formulations.s

Burn-out… ça prend feu de l’intérieur !

Épuisement, baisse de l’estime de soi, fatigue intense, stress, troubles psychosomatiques (maux de tête, de dos…), un grand vide à l’intérieur, un travail peu intéressant ou monotone, des mauvaises relations au travail, de mauvaises conditions de travail, une tension continue depuis plusieurs mois avec des répercutions sur votre vie privée associée à une conscience professionnelle trop poussée, des tâches impossibles à réaliser et une absence de reconnaissance… Voilà quelques symptômes de ce que l’on appelle aujourd’hui le « burn out » (la brûlure interne). Et ce n’est peut-être pas pour rien que cet anglicisme nous vient d’un psychanalyste américain (Herbert J. Freudenberger), l’auteur d’un livre remarquable, édité en 1980, sur l’épuisement professionnel.

Nos sociétés occidentales ont adopté pour principe que pour s’accomplir, il ne nous suffit pas d’être le meilleur, il faut suer sang et larmes. Dans notre éducation, nos parents nous poussent à travailler à chercher la perfection. Nos croyances, sous le joug de multiples influences, nous amènent trop souvent idéaliser le travail bien fait et que c’est par ce seul biais que nous pourrons nous accomplir pleinement.

3,2 millions de personnes en France seraient exposés à un risque de « burn-out ». pathologies psychiques liées au travail. Il avait été chiffré en 2007 à entre 2 et 3 milliards par an «rien que pour le stress au travail».

Nous dépensons en France 2 à 3 milliards d’euros par an pour des pathologies liées au stress au travail.

Le premier réflexe à avoir, lorsque l’on se sent atteint de ce syndrome, c’est de ne pas rester seul(e). Il faut consulter un thérapeute pour reconsidérer vos priorités et vous considérer comme une priorité.

L’hypnose est une pratique parfaitement adaptée aux personnes atteintes d’un burn out. En travaillant sur l’estime de soi, l’identification des problèmes sous-jacents et une modification de votre comportement, quelques séances suffisent pour vous permettre de retrouver un équilibre et une nouvelle dynamique dans votre travail.

La phobie

« Quand on reste immobile, la peur pousse mieux » (Daniel Picouly)

Vous vivez un réel cauchemar rien qu’en évoquant le mot ou la situation qui désigne votre phobie.

Cela devient de plus en plus handicapant dans votre vie quotidienne, d’ailleurs vos proches vous le reprochent souvent. Ils ne comprennent pas, ne vous prennent pas au sérieux… Et pourtant cette peur démesurée, excessive est bien réelle, bien ancrée au plus profond de vous. C’est comme si un organe nouveau s’était implanté à l’intérieur de vous. Impossible de vous y soustraire, impossible de vous raisonner, de réfléchir, de penser. Vous n’arrivez même plus à vivre la vie que vous souhaitez. Cette phobie est en vous, à l’intérieur de vous, elle est vous ! Vous ne pouvez plus la contrôler, ni contrôler vos réactions (sueurs, tachycardie, fuite…). Cela vous angoisse, vous terrifie. Vous imaginez en permanence la scène, exactement comme si vous y étiez. Alors vous évitez, vous calculez, vous planifiez votre emploi du temps de façon à ne pas avoir à vivre cette situation phobique.

Voilà , globalement, comment les gens atteints de phobie la subissent au quotidien. En France, on estime que 5 à 10% de personnes atteintes par ce trouble. Ce chiffre ne comptabilise pas les personnes qui préfèrent taire leur phobie, par peur du jugement, de la honte ou la crainte d’être jugées.

L’hypnose est une très bonne méthode pour vous débarrasser définitivement de votre phobie. En quelques séances, nous parvenons à déterminer précisément l’objet de votre phobie (attention une phobie peut en cacher une autre ! ). Le travail se faire en quelques séances pour vous dissocier de l’objet de cette peur immodérée et retrouver une vie sereine.

Alors, faites un pas vers votre liberté !

Une vie à vivre

On oublie trop souvent que nous n’avons qu’une seule vie à vivre. L’être humain est un mammifère social, qui est à la recherche constante d’interactions, de rencontres, de confrontations, de comparaisons. Malheureusement, il subit très fréquemment les effets indésirables de cette recherche sans même sans rendre compte. Et même s’il s’en rend compte, il préfère, parfois, s’effacer, s’oublier au profit des autres. Au travail, entre amis, ou dans le cercle familial, il subit et il s’oublie. Il oublie que la priorité est de vivre sa propre vie. Oui, les attachements peuvent être forts, voir indispensables à notre bon fonctionnement avec les enfants, les parents, les amis. Pourtant, même si dans bon nombre de cas ces relations sont ressources, nous oublions que nous avons une vie à vivre. On s’efface, on priorise l’autre, on rend service, on oublie de prendre soin de soi, on remet au lendemain ce qui est important pour soi mais un jour le corps nous rappelle à l’ordre. Il nous envoie des signes que nous n’entendons pas toujours. Nous agissons parfois comme si ces signes n’existaient pas. Nous obligeant, souvent, à faire des choix qui ne sont pas les nôtres. Et l’on passe son temps à regarder sa vie passer sans agir. On entre dans une routine jusqu’à la fin de ses jours, parce que c’est confortable, douillet.

Nous sommes capables de créer des interdépendances relationnelles envers des personnes ou des groupes qui suscitent le manque. Lorsqu’elles dysfonctionnent, nous en subissons les effets délétères.

Oublier qu’on a une vie à vivre c’est parfois s’accrocher, s’écorcher, s’amouracher de quelqu’un. C’est penser qu’il est indispensable à notre bien-être. Et c’est souvent le cas. Mais c’est aussi oublier que le principal acteur de notre bonheur, c’est nous et que la vie n’attend pas, le temps s’écoule inexorablement.

Nous avons notre propre barque à mener vers les objectifs de notre vie. Et personne ne le fera à notre place ! Il n’y a rien d’égoïste à penser que l’on peut être le premier à se servir dans le plat !

Qu’est-ce que vous vous dites pour oser vivre votre vie pleinement ?

Au moment de faire le bilan quel constat ferez-vous ?

Combien de temps allez-vous continuer à vivre dans le regret ?

Réalisez la chance que vous avez d’avoir une vie à vivre.

Posez-vous les bonnes questions et profitez de l’instant présent !